Chef-d'oeuvre du cinéma direct, Pour la suite du monde a été tourné à l’Île-aux-Coudres et nous montre comment des jeunes gens s’associent avec la vieille génération de pêcheurs pour recréer la pêche aux marsouins, une coutume ancestrale caractéristique de l’île. Photographié avec une extrême sensibilité aux choses et aux gens, ce film révèle la poésie de la langue quotidienne et l'esprit mythique des gens de la mer, attachés à leurs traditions et influencés par la lune et les marées.
Deux raisons ont attiré les cinéastes à l'Île-aux-Coudres : la langue et la pêche aux marsouins (bélugas). Mais au travers du langage et des gestes quotidiens de la pêche s'est révélé tout un esprit mythique où figurent les mystères de la lune, le culte des ancêtres, la puissance des marées, la conception sacrale de la tradition, un sentiment d'identification au règne animal. Les discussions, les scènes exubérantes de la mi-carême, le travail en mer au rythme de la lune et des marées font de ce film non pas un documentaire, mais une fresque, où sont décrits les motivations, les mythes, les légendes d'un peuple de la mer. (Site Web de l'ONF)
Ce film est une production de l'Office national du film du Canada.