Iqaluit : Marie-Josée Croze, une actrice libre

Marie-Josée Croze

 
Tourné dans les paysages spectaculaires du Nunavut, le film Iqaluit, de Benoît Pilon suit Carmen (Marie-Josée Croze) dont l'époux (François Papineau) meurt dans un accident.

Et, à travers la quête de réponses de la veuve, le long métrage a, pour toile de fond, la réalité de la population inuite. Mais ce n'est pas le message social et politique qui a attiré l'actrice...

Premier et unique choix de Benoit Pilon, Marie-Josée Croze - qui confie: «J'ai été approchée pour House of Cards, mais j'étais en tournage à Iqaluit» - détaille les raisons qui lui ont fait accepter le rôle de Carmen.


«Le plus important, ce sont les gens. Qui suis-je pour avoir un regard sur un scénario, alors qu'une personne humaine, ça je peux savoir si je m'entends avec elle ou pas. Ça passe par l'humour, par une affinité, une chimie qu'il peut y avoir entre moi et le réalisateur ou la réalisatrice, le fait que je croie en sa vision, en sa sensibilité», explique l'actrice lors de son passage à Montréal à l'occasion de la première d'Iqaluit.

«L'amour [que Benoît] porte au peuple Inuit était très important pour un film comme celui-ci. Si on sent qu'il y a un calcul un peu stratégique, ce serait affreux. J'ai fait pas mal de films - qui n'ont pas nécessairement été vus ici - un peu engagés, où il y a une dimension un peu politique et il faut toujours y aller avec des gens qui portent le sujet en eux, sinon, c'est n'importe quoi», ajoute celle qui a remporté le Prix d'interprétation féminine aux Lauriers pour Le piège afghan.

Parce qu'accidentelle, la mort de Max prend Carmen par surprise. Elle se rend à Iqaluit pour veiller son époux dans le coma lorsqu'il décède brutalement. Elle découvre peu à peu, au travers de ses rencontres avec plusieurs de ses collègues, que celui qu'elle croyait connaître avait une deuxième vie.

«C'est un rôle de femme magnifique. C'est quelqu'un de revêche, elle a un aspect pas très sympathique au premier abord. Je pense qu'après, on arrive à embarquer avec elle dans sa quête, avec ses déceptions, ses surprises. C'est un personnage très humain, c'est presque un antihéros tant c'est un personnage qui ne fait rien pour qu'on l'apprécie.»

La majesté des paysages lui a permis «de tout de suite trouver la note juste» pour interpréter Carmen. Par contre, Marie-Josée Croze ne supporte pas le froid... un aspect avec lequel elle a dû composer.

«C'est devenu un handicap parce qu'il faut se gérer. On joue la scène toute la journée et c'est plusieurs fois! On n'est pas censé être transis de froid lorsqu'on sort d'un taxi dans la scène. J'avais des migraines céphalées et je me battais contre des trucs physiques qui ne m'aidaient pas», dit-elle.

PAS DE CALCUL...

Alors qu'elle évolue dans un milieu dans lequel règne le paraître, Marie-Josée Croze revendique haut et fort son indépendance, la Montréalaise de 47 ans installée en France, ne se livre à aucun calcul et raisonne en fonction d'une éthique de vie extrêmement claire.

«Je ne suis pas quelqu'un de stratégique. Dans rien. C'est ma qualité principale ou mon défaut principal. [Rires] Je ne prépare rien. Je trouve ça malsain de calculer ses coups d'avance. Je suis contre cette technique de stratégie. Je n'appelle personne pour demander un service. Je ne suis pas quelqu'un qui sollicite, qui espère. Je n'espère rien, je m'en fous. [Rires] Je n'ai aucune ambition. Ma seule ambition, c'est d'être bien, c'est d'être heureuse. Et être heureuse, c'est d'être libre, de n'avoir peur de rien.»

«Pour moi, le plus agréable, c'est quand je travaille dans l'harmonie, dans la recherche. C'est de faire les choses les plus nobles et les plus belles possible. Les stratégies des autres ne m'intéressent pas.

Et pour moi, ça ne marche pas. Idéologiquement, je suis contre la stratégie, ça me dégoûte! Ça a le mérite d'être clair», de souligner cette grande lectrice, amatrice de politique, d'histoire et de philosophie.

Et dans un avenir rapproché, les téléspectateurs pourront la voir dans Jack Ryan, série américaine dans laquelle elle a décroché un rôle d'agente de renseignements pour deux épisodes.

Iqaluit prend l'affiche à travers le Québec dès le 10 mars.
 
 
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