Sur les traces de sa mère

Isabelle Blais joue une mère qui retrouve une fille qu'elle n'a jamais voulu avoir dans le film Tadoussac.

 
Destination touristique très populaire pendant l'été, la petite ville de Tadoussac affiche un visage totalement différent durant la période hivernale, alors que seulement 800 habitants y vivent isolés du reste du monde. C'est dans ce décor glacial, mais néanmoins chaleureux, que le réalisateur Martin Laroche a situé l'histoire de son nouveau film, Tadoussac, qui met en vedette Isabelle Blais et Camille Mongeau.

Chloé (Camille Mongeau), 18 ans, quitte Montréal en plein hiver en autostop­­­ en direction de Tadoussac. Dès son arrivée à destination, elle se trouve un petit boulot à l'auberge du coin en échange d'une chambre gratuite.

Cachant sa véritable identité aux gens qu'elle rencontre, Chloé reste mystérieuse sur les raisons de ce périple. Mais on comprend rapidement qu'elle est à la recherche d'une personne en particulier, sa mère biologique qu'elle n'a jamais connue (Isabelle Blais) et qui vit à Tadoussac depuis une vingtaine d'années.
 
De son propre aveu, Isabelle Blais a peu de points communs avec le personnage du film, une femme insouciante qui a eu un enfant par erreur alors qu'elle était encore une adolescente. En tant que mère elle-même, l'actrice a dû tenter de comprendre ce qui peut pousser une jeune mère à vouloir se débarrasser de son bébé.

«C'est sûr que c'est très loin de moi parce que je suis une maman dans la vie et que j'aime ça», révèle Isabelle Blais en entrevue au Journal
 
«Mais je n'ai pas fait de parallèle entre ma vie et celle du personnage. Je trouvais, de toute façon, que tout était clair dans l'écriture de Martin (Laroche). Le scénario était bâti de façon à ce qu'on en apprenne toujours un peu plus sur le passé de ces deux personnages, au fur et à mesure que le film avance.» 
 
Esprit de gang

Comme pour son long métrage précédent, Les manèges humains, le cinéaste Martin Laroche a tourné Tadoussac avec une toute petite équipe et en très peu de temps (une quinzaine de jours seulement). Le décor -Tadoussac - a été une source d'inspiration pour le cinéaste dès l'écriture du scénario.

«Je voulais tourner un film à Tadoussac pendant l'hiver avec ce côté intimiste qui caractérise l'endroit. C'est en ayant ce décor en tête que j'ai créé ces deux personnages», explique Martin Laroche.

«Ensuite, les gens qui ont accepté d'embarquer dans le projet, c'est parce qu'ils voulaient en faire partie. On était une petite équipe, avec peu de moyens, et on savait qu'on allait devoir s'entraider. Quand on terminait une journée de tournage, je n'allais pas dans ma loge pour me reposer. J'aidais à rouler des fils. On était tous au même hôtel, on mangeait tous ensemble. Ç'a fait en sorte qu'on s'est bien entendus.»
 
«Il y avait en effet une belle ambiance, mais c'était très efficace et très professionnel, ajoute Isabelle Blais. Je savais dès le départ que Martin n'avait pas beaucoup d'argent pour tourner le film, alors j'avais un peu peur que ça soit tout croche. Mais c'était surprenant de voir à quel point on avait le temps de bien faire les choses, même si on avait peu de jours de tournage. C'était très préparé, efficace et professionnel. J'ai été agréablement surprise.» 
 
Le film Tadoussac prend l'affiche le vendredi 1er décembre. 
 
 
 
 
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