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L'INFOLETTRE 
Décembre 2017
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Le cinéma nous ouvre le cœur comme un cadeau
Historique

Par Elyzabeth Walling 

Bonne année!

Décembre, le dernier mois de l'année: bilan des moments phares! 2017 aura donné des ailes à notre éléphant puisqu'il a beaucoup voyagé.  À Cannes Classics et à Washington avec la version restaurée du film de Denis Villeneuve  Un 32 août sur terre, à la conquête de l'ouest avec L'influence du western sur le cinéma québécois, une conférence présentée au MBAM dont voici un extrait, à Toronto avec le film Léolo, et dernièrement au TIFF avec Les bons débarras. L'auteur et scénariste Réjean Ducharme nous a quittés cette année. Ce film a permis au public torontois de s'initier ou de continuer à apprécier sa poésie et son humour. Les bons débarras a été choisi 10 fois par le TIFF pour faire partie de la liste des 10 meilleurs films au Canada. Il y a trois ans, il avait aussi été sélectionné par le festival Lumière à Lyon. 
 
 
C'est après la projection du film à Toronto, lors de la rencontre avec le public, que la cofondatrice d'Éléphant Marie-José Raymond a fait un retour sur les débuts d'Éléphant.  «En 2007, personne ne voulait le mandat de restaurer et de numériser tous les  longs métrages de fiction de la cinématographie québécoise. Nous avons pris, Claude Fournier et moi, un an pour penser comment on allait s'y prendre. L'année prochaine, nous célébrerons déjà les10 ans d'Éléphant!  Si nous n'avions pas restauré ces films, ils seraient probablement perdus et nous ne pourrions pas les voir ensemble sur grand écran ou sur illico et iTunes.» Claude Fournier a rajouté: «Nous sommes le seul pays au monde qui rend toute sa cinématographie disponible sans argent qui provient du gouvernement. C'est exceptionnel qu'une compagnie comme Québecor ait investi jusqu'à présent plus de 25 millions dans un projet philanthropique comme Éléphant! La restauration est probablement le 8e art, puisque ça rend le 7e disponible!  Ça peut coûter entre 40 000$ et 350 000$ pour restaurer un film. Pour le film Le gros Bill, on a dû terminer la restauration en Inde, où plus de cent personnes se sont attelées à la finition de la dernière bobine du film, nos restaurateurs ici étant tous en voie de développer des problèmes de tunnel carpien!»  Le réalisateur Michel Brault avait la larme à l'oeil quand on restaurait  son film. «Nous travaillons pour l'éternité», disait-il, ému. Claude Fournier n'a pas voulu le décourager, mais ce n'est malheureusement pas le cas. On revient aussi sur les restaurations, parce que ce n'est jamais fini. Le numérique n'est pas éternel lui non plus. 
Plusieurs films projetés dans le cadre de Canada Now, célébrant les 150 ans de la confédération, sont des films restaurés par Éléphant. C'est bien de restaurer les films connus, mais c'est encore mieux de restaurer ceux qu'on peut faire découvrir, comme le mentionne ici Claude Fournier.
 
Un bon exemple est ce film de Denyse Benoît, Le dernier havre. Adapté d'un roman d'Yves Thériault, le film décrit les derniers jours d'un vieux pêcheur qui tient à garder sa dignité. Ce qui rend unique la mission d'Éléphant, c'est de les rendre tous disponibles partout où le français et l'anglais sont une langue parlée, et bientôt ce sera l'espagnol! À suivre... 
Actuel


L'effet boule de neige!

La grande exposition NOS PHOTOS DE TOURNAGE, qui aura lieu à la Cinémathèque québécoise du 10 janvier au 14 février 2018, est une chance unique pour le public d'aller sur les plateaux, derrière la caméra, avec les artisans et les créateurs du cinéma québécois.

Cette exposition unique, présentée par Éléphant : mémoire du cinéma québécois, n'aurait pas vu le jour si ce n'avait été de deux vétérans des plateaux: Serge Beauchemin, preneur de son, et François Gill, directeur photo. Comme ils l'expliquent dans cette vidéo, ils ont eu tout à coup l'idée d'inviter leurs collègues à fouiller dans leurs archives et à envoyer sur une page Facebook qu'ils avaient créée à cet effet des photos de tournages auxquels ils avaient pris part.  L'idée a fait boule de neige et ils ont été ensevelis de photos! 

Il est bien évident qu'Éléphant ne pouvait rester insensible à pareil geste de mémoire. Nous avons donc vite proposé aux deux apprentis mémorialistes le renfort d'un Éléphant qui, pour la postérité, archiverait sur son site elephantcinema.quebec ce fabuleux album-souvenir de ceux qui permettent au cinéma de créer ses univers. L'idée est ensuite venue de faire un tri dans ce grand album-souvenir et d'en extraire une centaine de photos qui seront exposées à la Cinémathèque québécoise, 335, boul. De Maisonneuve Est. Ainsi, le public tout comme les cinéphiles pourront se familiariser avec ceux qui grouillent sur les plateaux, derrière la caméra.

Faites parvenir vos photos : https://www.facebook.com/groups/revoirnotrecinema/about/ 

En attendant, ne manquez pas l'œuvre du réputé photographe Pierre Dury qui expose ses photos, dont celles prises sur le vif des plateaux de tournage comme Les boys, Maria Chapdelaine ou Head in the Clouds avec Charlize Theron et Penelope Cruz. Vous retrouverez des célébrités de tous les milieux à cette exposition, plusieurs posant avec une certaine touche d'humour, comme sur cette photo de Claude Fournier qui pose de bon coeur  en compagnie des zombies sur le plateau du film Le fou de l'île. 
 
C'est en Saskatchewan en 1974, sur le film du réalisateur Claude Fournier Alien Thunder, que Pierre Dury a fait ses premières photos de tournage.  «C'est sur ce film que j'ai appris que ça va mieux de travailler avec un "blimp", nous dévoile le photographe. C'est un outil qui masque le son de l'appareil quand on fait des photos: ça aide à entretenir de bonnes relations avec les acteurs! Sur ce film, je me suis très bien entendu avec l'actrice Francine Racette, au point qu'à ma grande surprise, son partenaire de scène Donald Sutherland a senti le besoin de me demander s'il pouvait lui faire sa demande en mariage!»  Des anecdotes de tournages, Pierre Dury en a des tonnes. Chacune de ses images vaut plus que mille mots!  Découvrez Gilles Vigneault sur le plateau du film Tinamer, Justin Trudeau comme acteur dans le film The Great War et des photos de plusieurs personnalités du cinéma, dont une très touchante de son grand ami Gilles Carle à peine 24 heures avant son départ. 
 
L'exposition Les années libres de Pierre Dury, c'est 250 photos qui savent capter ce quelque chose de différent chez chacun de ses sujets. Toutes ont en commun un mouvement qui insuffle vie à l'image et immortalise ses sujets. C'est peut-être ça la liberté, être délivré de la mort.  Pierre a fait mes premières photos de casting comme comédienne.  Le mot photographie signifie «écrire avec la lumière» en grec. Il m'a appris à «sentir» la lumière et m'a aussi fait réaliser que seul l'amour fait vraiment briller, comme sur cette photo avec mon cheval Dauphin, tirée de l'exposition.

Vous avez jusqu'au 14 janvier pour vivre Les années libres au Centre d'art Diane-Dufresne (11, Allée de la Création, Repentigny).
À venir
Croire au père Noël n'a jamais fait de mal
Noël, quel bon moment pour découvrir un monde de magie et de mystères. On se retrouve en famille, on célèbre les enfants, petits et grands.  Voici une suggestion de film à voir en famille, tirée des Contes pour tous. C'est pas parce qu'on est petit qu'on peut pas être grand  ou la version anglaise The Great Land of Small.  
 
Jenny et David, deux enfants de New York, vont passer des vacances chez leurs grands-parents au Canada. Là, ils font la rencontre d'un être invisible, Fritz, qui s'est fait voler son or par un infâme patron de bar, Flannigan. Cet or a des propriétés magiques et Fritz doit le retrouver à tout prix. Les enfants entreprennent alors un long voyage avec Fritz au pays situé au-delà de l'arc-en-ciel. Ils y découvriront un monde peuplé de géants et de petites personnes où les incrédules ne sont pas admis.

Ce film est une coproduction du Canada avec la République tchèque.  
Les coproductions seront d'ailleurs à l'honneur lors de la nouvelle année d'Éléphant sur grand écran en 2018 ! Vous aurez la chance de voir au cours de l'année à la Cinémathèque québécoise: Le matou, Les dames galantes, L'homme en colère, Louisiane et Clandestins.
         
Et comme on le dit si bien dans notre suggestion de film du mois: seule la grandeur de nos rêves est importante; c'est pas parce qu'on est petit qu'on peut pas être grand! 
MOT DE LA FIN  
Emballons-nous!
Décembre, c'est souvent ce moment de l'année où on s'épuise à chercher partout le cadeau qui fera plaisir. Si ce n'est pas encore fait cette année, pourquoi ne pas offrir le livre Les images que nous sommes - 60 ans de cinéma québécois?  Tout au long de cet ouvrage, l'anthropologue Serge Bouchard débusque, pour mieux les mettre en relation, les images fortes dans des productions issues des soixante premières années du cinéma québécois (1940-2000). 

Il pose un regard observateur sur des œuvres qu'on aime et il nous tend un miroir: il y a matière à «réflexion» ! Amusez-vous à partager cette vision tendre et humoristique sur notre évolution, sociale et cinématographique, qu'il sait illustrer grâce à des thèmes comme la messe de minuit, dans des films allant des Corps célestes jusqu'à C.R.A.Z.Y.!   
En vous souhaitant un joyeux temps des fêtes, qui réchauffe le cœur en apportant la joie, comme les meilleurs souvenirs.  
 
Toute l'équipe d'Éléphant pense à vous et vous souhaite de partager ces moments précieux entouré de ceux qui vous sont chers.

En espérant que nos films pourront y contribuer. 

On se retrouve en janvier! 
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