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Juin 2017
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Pour le mois de juin, le début de l'été, on vous suggère des films qui ont la bonne humeur au menu!


Tout frais, de retour de la plage, au 70e Festival de Cannes  

Un 32 août sur la plage, un 27 mai au soir. Tandis que Denis Villeneuve travaillait avec l'acharnement qu'on lui connaît à terminer à Los Angeles Blade Runner 2049, un film qui va faire des vagues, 600 spectateurs bien calés dans des transats, sur la plage de Cannes, se laissaient bercer par le premier long métrage de Denis : Un 32 août sur terre. Sur un écran géant, des images de désert blanc contre le ciel noir de Cannes et 600 spectateurs accrochés à l'insolite histoire d'amour des deux protagonistes joués si admirablement par Pascale Bussières et Alexis Martin. Pascale, justement était là aussi sur scène pour présenter le film, accompagnée par Pierre Karl Péladeau, le mécène d'Éléphant, et par Marie-José Raymond et Claude Fournier, les codirecteurs de cet immense chantier de restauration. Gérard Camy, responsable du Cinéma de la Plage, a lu un texto que Denis Villeneuve avait fait parvenir à l'intention du public et n'a pas manqué de souligner ensuite que ce Villeneuve est la troisième sélection en quatre ans d'un film Éléphant à Cannes Classics, tout un exploit. Revivez la soirée en regardant cette vidéo.

Claude Fournier 
Historique

Par Elyzabeth Walling 

Lumineuse comédie

Les corps célestes  fut présenté à Cannes en 1974. Pour cette septième réalisation de Gilles Carle, le réalisateur met en scène ses complices de films précédents : Carole Laure (La mort d'un bûcheron) Donald Pilon (Les mâles) Micheline Lanctôt (La vraie nature de Bernadette). Les corps célestes est une coproduction avec la France, l'acteur Jacques Dufilho (La guerre des boutons, Zazie dans le métro) se joint à la distribution dans le rôle du curé. 
 
Le film nous plonge dans l'univers de Desmond, un proxénète, et son ex-femme, Sweetie, qui viennent s'installer, en 1939, dans une ville minière du Nord-Ouest québécois avec six prostituées. Compte tenu de la mentalité du milieu, ils décident d'attendre après la fête de Noël pour ouvrir le bordel aux clients. Entre-temps, chacun fait de la publicité auprès des mineurs, de la police et même du curé de l'endroit. (Source résumé : Régie du Cinéma du Québec)  Le petit journal du 23 septembre 1973 écrivait : «Gilles Carle défonce, dépasse, les derniers tabous du cinéma québécois.»  À noter que Jean-Claude Labrecque, à la direction photo de cette comédie, nous offre des plans finement ciselés!  
 
Certains astronomes affirment que nos corps sont constitués à 97% de substances provenant de corps célestes, soit de poussière d'étoiles. Nous avons donc tous un corps céleste! Laissez votre sourire s'épanouir en toute légèreté, au soleil de cette chaleureuse comédie! 
Ne manquez pas l'entrevue exclusive de Donald Pilon, qui vous révèle quelques anecdotes de tournage....et même un peu plus! 
Actuel
Comédie noire

Le tournage du très attendu film sur La Bolduc vient à peine de se terminer. Le film prendra l'affiche dans un an. C'est François Bouvier qui en est le réalisateur.  
Pour patienter, profitez de l'été afin d'apprécier son premier long métrage solo, Les pots cassés, qu'il produit et réalise en 1993. François Bouvier est l'un des artisans les plus appréciés de notre cinéma québécois. On lui doit, entre autres la production de Love-moi de Marcel Simard (1991), la réalisation de Jacques et Novembre (1984) et Les matins infidèles (1988), coréalisé avec Jacques Beaudry. 
 
Pour  Les pots cassés, qu'on pourrait qualifier de comédie noire, il a su réunir une distribution impressionnante! 
 
«Marianne (Marie Tifo) est contrainte par son éditeur à réécrire un manuscrit qu'elle a brûlé dans une crise d'angoisse. Ce roman, où elle assassine son mari Robert (Gilbert Sicotte) par personnages interposés, l'obsède à tel point qu'elle finit par y voir une forme de prémonition. Convaincue que Robert lui cache quelque chose, elle en vient à croire qu'il mène une double vie et s'imagine les pires horreurs sur son compte. Elle ne délire pas complètement : Robert a effectivement une vie clandestine, bien que très différente de ce qu'elle imagine. Depuis un an, il s'enferme tous les midis dans une petite chambre d'hôtel pour écrire lui aussi un roman.» 
 Dans ce film, j'aime particulièrement les allers-retours entre les moments dramatiques et les moments loufoques.  Ces interactions entre la vie et la fiction que s'inventent les personnages créatifs sont des sujets chers à François Bouvier. Il aime les artistes et sait nous les rendre attachants dans leurs tourments. Il aime ses acteurs et ça se sent!  Voici d'ailleurs une entrevue avec un de ceux-ci: Gilbert Sicotte qui faisait ses débuts dans le film Les vautours projeté lors de la grande soirée spéciale célébrant une première année d'Éléphant sur grand écran.
À venir
Comédie de niveau 1, degré 2 !
Un autre film que nous aurons la chance de revoir sur grand écran à la Cinémathèque québécoise : Ding et Dong le film! Cette projection se déroulera en présence du réalisateur Alain Chartrand, de Claude Meunier et du producteur Roger Frappier. Si vous ne pouvez y être, ne vous privez pas du plaisir de regarder ce film hilarant grâce à Éléphant sur illico au Québec, et  iTunes partout où le français ou l'anglais est la langue officielle. 

En voici le résumé : «Deux acteurs aussi pauvres que comiques vivent plutôt mal leur vie d'artistes quand le hasard les fait soudain millionnaires. Ils réalisent enfin leur rêve en achetant un théâtre où ils présentent une version loufoque du Cid de Corneille. Cependant, leurs nouvelles fréquentations menacent de briser leur amitié en les opposant l'un à l'autre. Incapables de vivre en rivaux, les deux acteurs se réconcilient et trouvent leur voie et leur public en devenant le tandem comique Ding et Dong.» (Annuaire 1990, p.43)
On apprend lors de cette entrevue d'Éléphant avec Claude Meunier que le film est l'aboutissement de 6 ans de spectacles sur scène!
 
La scène de cascade sur un plateau de tournage qui a engagé le duo comique est, à mon avis, une des meilleures de tout le cinéma québécois ! Il faudra aussi demander au producteur du même prénom si la scène dans le bureau du producteur «Roger Ben Hur» où Ding et Dong présentent d'une façon assez démonstrative le premier jet «très brute» de leur projet de film, est inspirée de faits vécus. À quand Ding et Dong 2? Pour citer Claude Meunier : «Dans la dernière scène de Ding et Dong, on est embarqués dans un congélateur à côté de Walt Disney! On ne sait jamais ce qui peut arriver.» Chose certaine, après ce film, toute trace de morosité aura fondu comme neige au soleil! 

 Regarder l'entrevue avec Claude Meunier
MOT DE LA FIN

Ce n'est pas un début d'été pluvieux qui aura empêché nos films de rayonner d'ici  jusqu'à Cannes. On félicite tous nos artistes et artisans qui ont reçu dernièrement une belle brassée d'IRIS lors du gala célébrant notre cinéma québécois! 
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