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Mars 2017
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Photo des membres de l'équipe à l'âge de Léolo


Par Elyzabeth Walling 

Léolo LAUZONE 

Le cinéma de Jean-Claude Lauzon touche, il questionne, sans pour autant apporter ni morale, ni réponse.  Il sait insuffler une bouffée d'air frais dans l'univers de ses films qui, sans sa poésie ardente, pourrait paraître sombre.  
 
Le jeune Jean-Claude Lauzon, encore étudiant en communications à l'UQÀM,  réalise son premier court métrage en 1979. Suivent deux longs métrages: Un zoo la nuit (1987) et Léolo (1992).  Ses deux films lui méritent une quinzaine de prix Génie. Son tempérament bouillant lui vaut le surnom «d'enfant terrible du cinéma».  Dans son film semi-autobiographique, «le jeune Léolo vit dans un univers sans espoir. Il affirme venir de Sicile, là où l'espace et le rêve existent. Se sentant menacé par la folie dont sont victimes tous les siens, il se réfugie dans l'écriture et dans des amours délicieuses. Seul un dompteur de vers, amateur d'art et symbole de l'imaginaire, comprendra finalement la valeur de ses textes.» (ONF) On y entend des extraits de Jean-Claude Lauzon, le poète, une collection de poèmes que l'auteur écrivit dans sa jeune vingtaine, poèmes qu'André et Nathalie Petrowski publieront près de dix ans après sa mort aux commandes de son avion, à l'été 1997.  Il était considéré comme un des cinéastes les plus prometteurs de sa génération.  
 
En février dernier à la Cinémathèque québécoise, une projection spéciale de la copie restaurée par Éléphant du film Léolo soulignait le 20e anniversaire de la mort de Jean-Claude Lauzon.
Rencontrez la célèbre interprète de la chanson J'ai besoin de parler, à qui le réalisateur avait confié le rôle de sa mère; Ginette Reno, forte d'une grande carrière en chanson, nous bouleverse en rappelant que ce film la ramène à son enfance. Le texte de Lauzon reprend vie à la chaleur de sa voix. «Quand on vient de soi, on sait d'où l'on vient.  Il faut tourner le dos au destin qui nous mène, et nous en fait faire un autre.  Pour cela, il faut contredire, sans arrêt, les forces inconnues, les impulsions déclenchées par autre chose que soi-même.»  
 
La copie restaurée de Léolo a tout un destin elle aussi: elle est sélectionnée en 2014 pour l'édition de Cannes Classics. C'est la première fois qu'un film canadien est présenté à Cannes dans cette section et la projection est couronnée de succès. Merci à Marie-José Raymond et Claude Fournier, nous pouvons encore nous laisser transporter par ce film.  
 
Claude Fournier, avec son blogue Dans la Jungle, nous fait voyager par la magie de sa plus douce plume : «Nous avons fait nos débuts dans ce grand monde, dans une salle bondée dont une majorité de spectateurs découvraient le cinéma québécois. Et pas avec n'importe quoi: Léolo, classé par Time Magazine comme un des 100 meilleurs films du siècle, numérisé et restauré à la perfection.»   
 
Vingt ans déjà que le réalisateur Jean-Claude Lauzon nous a quittés.   La dernière phrase de son dernier film me donne toujours des frissons : «J'irai me reposer la tête entre deux mots, dans la vallée des avalés.»  Un dernier hommage au titre du livre de Réjean Ducharme qui l'avait inspiré pour ce film. 
 
Jean-Claude sait inspirer cet enfant rêveur en chacun de nous.  La photo d'équipe de son film nous rappelle que, dans chaque enfant, existe un artiste! Léolo reste un des films les plus appréciés du répertoire québécois. J'ai quitté la salle de cinéma en me chuchotant :  «Parce que moi je n'ai pas eu peur d'aimer, je continue de rêver !»
Actuel
Je me souviens

Rencontré au théâtre Outremont, le comédien Jean-Pierre Bergeron nous révèle sa suggestion dans le cadre de notre défi de voir au moins un film du patrimoine québécois par mois : Bar salon. On entend beaucoup parler de diversité culturelle et du «vivre ensemble».  Au mois de mars, dans plusieurs pays du monde, entre autres au Québec, on célébrera la St-Patrick, la fête des Irlandais.  La tradition veut que la bière soit au centre des célébrations. Les bars sont des institutions qui ont souvent permis aux membres d'une ou de plusieurs communautés de prendre un verre à leur santé. L'Irlande et le Québec ont beaucoup en commun! 

Regarder la suggestion de Jean-Pierre Bergeron

 Bar salon est un film d'André Forcier, qui avait d'ailleurs tourné en Irlande des scènes de son film Je me souviens.   Découvrez le réalisateur derrière certains de nos films les plus originaux; André Forcier se dévoile lors du questionnaire inspiré de Proust. On y apprend que son acteur préféré est Guy Lécuyer, qui tient le rôle principal dans Bar salon.  «Charles Méthot, propriétaire d'un bar menacé de faillite, accepte la gérance d'un bar de banlieue pour sauver son propre commerce. Après une aventure sentimentale décevante avec une danseuse, Charles décide de profiter du mariage de sa fille pour fermer définitivement son bar.» (revue de presse)  André Forcier aime les acteurs.  On le voit dans chacun de ses plans, il sait mettre en lumière l'intelligence et la sensibilité des interprètes qui nous font vivre des situations parfois aussi surprenantes que la réalité. 
Regarder le questionnaire d'André Forcier
À venir
Direction l'infini... et au-delà ! 
 
Le réalisateur Denis Villeneuve inspire! Son dernier film, Arrival, a été nommé 8 fois aux Oscars, et l'Oscar du meilleur montage sonore a été remis à Sylvain Bellemare.  Découvrez ou revoyez  son premier long métrage: Un 32 août sur terre.  Qui de mieux que la comédienne qui tient le rôle principal, Pascale Bussières, pour vous le présenter ! 
 

 En compagnie des réalisateurs Denys Arcand et Louise Archambault, Denis Villeneuve avait souligné l'importance de la mission d'Éléphant dans cette vidéo de notre 5ième anniversaire.  «Ce que j'aime beaucoup, c'est d'aller chercher 5 ou 6 films d'un cinéaste et les regarder d'un coup; tu rentres dans la puissance du regard de quelqu'un, et Éléphant permet ça ....Ça fait partie de notre richesse collective et c'est fondamental. Puisque nos films se retrouvent sur iTunes, c'est essentiel que tout le monde les voit.»  
 
Préparez-vous pour les prochains films de Denis Villeneuve: Blade Runner 2049 et Dune
 
Il y a de la suite dans le monde, Ginette Reno confiait à la journaliste Odile Tremblay.  «Martin Villeneuve (le frère de Denis)  m'a proposé de jouer sa grand-mère Yvonne dans son film Imelda. J'ai dit oui.» 
MOT DE LA FIN

Quand on se regarde, on se rencontre.  Au cinéma tout est possible ! 
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