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Novembre 2017
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Voyager sur les ailes d'un film, c'est prendre le temps de se rencontrer
Historique

Par Elyzabeth Walling 

Léolo à Toronto!

La projection de la version restaurée de Léolo avec sous-titres anglais à l'Alliance française de Toronto a suscité beaucoup d'intérêt! Lors de la sortie du film en 1992, Jean-Claude Lauzon avait présenté cette oeuvre autobiographique à Cannes. Ce devait être son dernier long métrage.  En 2014, la version restaurée de Léolo par Éléphant : mémoire du cinéma québécois deviendra le premier film canadien à être sélectionné pour faire partie de la prestigieuse section Cannes Classics du Festival de Cannes. 

Lors de sa projection récente, à l'occasion d'une soirée Éléphant sur grand écran à la Cinémathèque québécoise, la grande Ginette Reno a révélé que  ce premier grand rôle au cinéma l'avait rendue à la fois enthousiaste et très fébrile. Lors de cette scène où elle devait pleurer en prenant le petit Léolo dans ses bras, elle nous a confié que son fils était sur le plateau devant elle.  Son coeur de mère n'a eu aucune difficulté à verser des larmes en suppliant, gorge nouée:  «Fais-moi pas ça mon Léo!»  Des années plus tard, l'émotion que ressentent les publics de Montréal, Cannes ou Toronto reste toujours aussi palpable! Léolo a été classé par Time magazine  comme l'un des 100 meilleurs films de tous les temps ! Lors d'une entrevue à Radio-Canada Première à Toronto, Marie-José Raymond, cofondatrice d'Éléphant, nous rappelle que leur mission est de restaurer l'ensemble des longs métrages québécois.
Actuel


Comédies pré-Déclin!

Le premier disque vinyle que j'ai reçu, c'est celui de la chanson thème du film Tiens-toi bien après les oreilles à papa: Mommy Daddy!  Je me souviens encore des paroles: 

Mommy, Daddy, I love you dearly
Please, tell me how in French my friends used to call me?
Paule, Lise, Pierre, Jacques ou Louise
Groulx, Papineau, Gauthier, Fortin, Robichaud, Charbonneau 
Mommy, Daddy, what happened to my name?
Oh! Mommy, Daddy, how come it's not the same
Oh! Mommy, tell me why it's too late, too late, much too late

 
C'est en 2015 qu'on a intronisé la chanson au panthéon des auteurs compositeurs canadiens: «La pièce commence par une intro au piano qui n'est pas sans rappeler la Sonate au clair de lune de Beethoven et enchaîne sur un chœur d'enfants qui pose une question en anglais, tandis que la réponse des parents en français vient du duo composé de Dominique Michel et du compositeur de la chanson, Marc Gélinas. Mommy Daddy est en quelque sorte devenue l'hymne d'un mouvement social.» Les paroles sont de Gilles Richer, le scénariste du film Tiens-toi bien après les oreilles à papa et de la populaire série télévisée Moi et l'autre où Dominique Michel tenait aussi la vedette. 
 
Après la projection du film à la Cinémathèque québécoise, la comédienne et chanteuse essuyait une larme.  «Cette musique-là ça va toujours me chercher!» Marie-José Raymond aussi était émue: «C'est un témoignage important qui nous rappelle comment était la situation à l'époque. S'il n'y avait pas ce film et cette chanson, si vous n'étiez pas là pour participer à ce témoignage,  les jeunes ne sauraient pas comment les choses se sont passées.»  C'était la première projection de la série de films dédiés aux comédies qu'a interprétées Dominique Michel avant son rôle marquant dans le film de Denys Arcand: Le déclin de l'empire américain.  «Denys m'a appelée pour m'offrir un rôle dans son film...j'ai insisté pour auditionner...j'avais toujours fait seulement des comédies avant!»
Découvrez la surprenante Dodo et ses réponses au questionnaire de Proust.

Dominique Michel termine en disant: «Je voudrais que mes amis disent de moi que lorsqu'ils étaient en ma compagnie ils riaient.»  Son vœu s'est réalisé! On s'est effectivement beaucoup amusé en sa compagnie ! D'ailleurs, son rire contagieux me manque.  Je fredonne avec un peu de nostalgie Mommy Daddy en écrivant ces quelques mots. 
À venir
Il était une fois...
Il était une fois... le western, au Musée des beaux-arts de Montréal. 
Une exposition que ne voudront pas manquer les étudiants et les fervents du cinéma québécois!
 
 La conquête de l'ouest des États-Unis par les colons a, depuis le milieu du 19e siècle, influencé la littérature et les arts visuels, mais elle a surtout donné naissance à un genre de cinéma extraordinaire: le Western. L'exposition actuellement en cours au Musée des beaux-arts de Montréal, Il était une fois... le western, en fait l'éloquente démonstration.

Les ombres portées de ce genre fabuleux, on les décèle partout dans le cinéma québécois, et c'est de cette influence qu'Éléphant : mémoire du cinéma québécois a demandé de traiter à Miléna Santoro, professeure associée à la Georgetown University de Washington.
 
La conférence de Mme Santoro a été présentée avec la collaboration du Musée des beaux-arts.  Pour plus de détails, consultez le site d'Éléphant 
À voir: un film western dans le cadre de notre défi regardez au moins un film du patrimoine québécois par mois!  C'est un film basé sur une histoire vraie et un des rares vrais westerns québécois.  Dans le film Alien Thunder, dont voici un extrait, le réalisateur Claude Fournier dirige un illustre duo d'acteurs.  Retrouvez Jean Duceppe (Mon oncle Antoine) et Donald Sutherland (Hunger Games). 
 
C'est d'ailleurs le 11 novembre que Donald Sutherland recevait un Oscar honorifique pour l'ensemble de sa carrière. L'acteur canadien, maintenant âgé de 82 ans, est originaire de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Il est marié à l'actrice québécoise Francine Racette, qui fait aussi partie de la distribution d'Alien Thunder. D'ailleurs, c'est sur le tournage de ce film, dans l'ouest canadien, que ces deux-là se sont rencontrés et que leur histoire d'amour a commencé. Elle a remplacé Jane Fonda dans le cœur de Donald!
MOT DE LA FIN  
Le mot de la fin appartient à Claude Fournier, qui nous rappelle l'importance de la restauration cinématographique lors d'une entrevue pour CHOQ-FM à Toronto. «Quand on regarde les films, décennie après décennie,  on voit l'évolution du Québec sur le plan social, celui de l'architecture et du vêtement... C'est un pan d'une culture qu'on ne peut pas laisser dans l'ombre. C'est un peu comme si vous décidiez qu'il n'y a pas eu de littérature avant Proust! Les films c'est plus difficile à préserver que les livres ou les tableaux dans les musées!» 
 
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