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Août 2018
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Célébrons le cinéma au féminin
Historique
Par Elyzabeth Walling 

La beauté du monde

 C'est sur le plateau de tournage du dernier film d'André Forcier La beauté du monde que j'ai eu envie de parler des femmes au cinéma. Une scène de ce film réunit treize comédiennes d'origines diverses, de tous âges et c'est une femme, Nathalie Moliavko-Visotzky, qui est derrière la caméra!  Est-ce qu'on dit camerawoman? On se rend compte en le disant que c'est beaucoup moins usuel que son synonyme masculin... Une autre femme, Sara Mishara, est derrière la caméra des films Continental un film sans fusil, Tu dors Nicole, Félix et Meira. Je vous annonce tout de suite qu'elles seront les sujets d'une prochaine infolettre. Pour l'instant c'est l'été, cette scène est un pique-nique et afin de rester léger, je me suis dit: pourquoi ne pas vous offrir un petit buffet de quelques films de nos réalisatrices!  Même si on s'entend pour dire que chaque film tourné par une femme semble être le résultat d'une lutte, c'est dans un esprit de célébration que je partage avec vous quelques-uns de nos coups de cœur restaurés avec amour par Éléphant. 
En juillet dernier, à l'occasion  de Femmes, femmes, une série de projections qui propose un éventail de la diversité du cinéma réalisé par des femmes  à travers les époques et les continents, le premier film de  Marquise Lepage, Marie s'en va-t-en ville, a été  projeté en version fraîchement restaurée à la Cinémathèque québécoise.  Parmi ces 100 séances réparties sur deux mois, on y retrouve bien sûr des films restaurés par Éléphant. C'est l'occasion de constater la place de choix qu'occupent nos réalisatrices au cinéma et à travers le monde.

L'intrigue de ce film : Marie, une fugueuse de treize ans, en quête de son identité, débarque à Montréal et rencontre une prostituée «vieillissante», dans la quarantaine, qui deviendra un modèle maternel pour l'adolescente. Ce film réunit deux personnages que tout semble séparer.  
 


Marquise Lepage a maintenant plus de trente ans de carrière et a partagé avec nous plus d'une vingtaine de documentaires et de films de fiction. Elle s'implique activement au sein de l'organisation Réalisatrices équitables, un regroupement  qui vise, entre autres, à atteindre l'équité pour les femmes dans le domaine de la réalisation au Québec, et à faire en sorte que les fonds publics destinés au cinéma, à la télévision et aux nouveaux médias soient accordés de façon équitable aux réalisatrices.

Je laisse la parole à Marquise Lepage, qui compare le concept de Réalisatrices équitables à celui du café équitable. Il n'y a pas que des «films de femmes», mais bien des femmes qui font de notre cinéma ce qu'il est : riche et diversifié ! 

 
Actuel

Le dernier havre

Éléphant se donne non seulement une mission de mémoire, mais aussi une mission de découverte!  Un film a profondément ému la productrice et cofondatrice d'Éléphant Marie-José Raymond: Le dernier havre
 
«Peu de gens connaissaient la réalisatrice Denyse Benoît, nous avoue-t-elle lors de la présentation du film. Mais maintenant, grâce à Éléphant, vous aurez comme moi toute une révélation!» Après la projection, c'est toujours émouvant d'entendre les spectateurs s'exprimer: «J'ai découvert la Gaspésie, un Québec que je ne connaissais pas et d'une beauté aussi que je n'imaginais pas!» Ou encore: «Plusieurs auront envie de redécouvrir ce coin de pays!» Un autre spectateur fait le commentaire suivant: «Lorsque ce film a pris l'affiche il y a 31 ans, on parlait déjà de l'aide à mourir!»  Finalement, une autre spectatrice résume en quelques mots elle aussi son opinion sur le film: «Tout est dit avec très peu de mots...»  Ce silence éloquent, qui laisse place à l'émotion et à l'imagination du spectateur, est la marque des rares chefs-d'oeuvre!

Adapté d'un roman d'Yves Thériault, Le dernier havre décrit les derniers jours d'un vieux pêcheur qui tient à garder sa dignité. Il s'ennuie à mourir chez son fils et sa belle-fille. Ayant découvert, au cours de ses longues promenades, une barque abandonnée, il entreprend en cachette de la remettre à flot.  (STM)
 
Ne manquez pas ce film exceptionnel sur grand écran le 16 août à la Cinémathèque québécoise, ou sur illico et iTunes! 
À venir
Le sourd dans la ville

Mireille Dansereau est une pionnière du cinéma québécois. Elle fait partie des fondateurs de l'ACPAV, l'Association coopérative de productions audiovisuelles. Depuis sa fondation en 1971, l'ACPAV se consacre au développement et à la production de films d'auteur et manifeste un intérêt particulier pour les films qui suscitent une réflexion.  Elle y réalise le premier long métrage québécois de fiction tourné par une femme dans l'industrie privée. 

Son film Le sourd dans la ville, adapté d'un roman de Marie-Claire Blais, s'est illustré au box-office québécois dans les années 80. L'Hôtel des Voyageurs est ce petit établissement hôtelier situé au centre de la ville, à proximité d'une gare où l'on vient se réfugier, se débaucher et oublier. La patronne de l'hôtel se nomme Gloria. Maternelle et sensuelle sous des dehors parfois brusques et grossiers, Gloria s'occupe de ses clients comme de ses propres enfants. Un film singulier, restauré par Éléphant, qui prend à bras-le-corps l'univers sombre de la romancière Marie-Claire Blais. 
 
Dans un entretien avec Mireille Dansereau, Denis Bélanger et Michel Coulombe pour la revue Ciné-Bulles, la réalisatrice tenait à préciser: «Le sujet est tellement philosophique qu'il fallait éviter le réalisme, décoller de la réalité (...) la classe populaire chez Marie-Claire Blais ne ressemble pas du tout au monde de Michel Tremblay et de Marc-André Forcier. L'univers de Marie-Claire Biais est plus international. Ce n'est pas le Plateau Mont-Royal. On y parle plusieurs langues». (Ciné-Bulles, vol. 7, n° 1, 1987, p. 30-34)
 
En un clic, rencontrez Mireille Dansereau grâce cet extrait tourné en 2013 pour présenter le film sur illico.

Le sourd dans la ville réunit toute une brochette de comédiens avec entre autres: Angèle Coutu, Guillaume Lemay-Thivierge, Béatrice Picard. Il sera présenté à la Cinémathèque québécoise le lundi 20 août en présence de l'auteure Marie-Claire Blais.
MOT DE LA FIN  

Le mot de la fin appartient à Carole Laure, qui a su marquer les esprits autant devant la caméra avec des films comme La tête de Normande St-Onge et Fantastica (une des rares comédies musicales du cinéma québécois) que derrière la caméra en tant que réalisatrice des films Love project, La captureCQ2 et Les fils de Marie. Elle fut l'ambassadrice du cinéma québécois pendant des années, à l'occasion des projections de notre cinéma à Paris. 
 
«Un film c'est bien beau d'arriver à le faire, mais ton plus grand rêve, c'est qu'il soit vu», confiait-elle lors de l'émission Contact.
 
Éléphant vous offre la possibilité de réaliser ce rêve!

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