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Mai 2018
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Avril fait la fleur, mai en a l'honneur
Historique

Par Elyzabeth Walling 

Mai 68

Il y a 50 ans déjà, un vent de révolte soufflait sur la France au mois de mai. À Mexico, on vit le même scénario. La jeunesse exprime sa colère contre toutes les formes d'autorité. Mais l'État mexicain n'hésite pas à tenter d'étouffer par la force ces mouvements de lutte en tirant sur la foule. 
 
 En mars dernier, Éléphant a présenté à la Cineteca Nacional de Mexico le film Les Ordres: en octobre 1970, à la suite des revendications et des actes terroristes du Front de libération du Québec (FLQ), le gouvernement canadien adopte la Loi des mesures de guerre pour rétablir la loi et l'ordre. Cette mesure mènera à l'arrestation arbitraire d'environ 500 personnes, contre lesquelles aucune accusation ne sera jamais portée. Le film suit cinq personnages fictifs durant ce douloureux épisode de l'histoire québécoise.

Les Ordres est le deuxième long-métrage réalisé par le cinéaste Michel Brault. En ce mois de mai où se déroule présentement le Festival de Cannes, Les Ordres avait valu à Michel Brault le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes. C'était en 1975. Cette année, à Cannes, aucun film québécois ou canadien n'est retenu pour la grande compétition.
Les Ordres, dûment sous-titré en espagnol et maintenant à l'affiche sur iTunes dans les pays hispanophones, tout comme 49 autres films Éléphant, a eu ses échos chez nos voisins mexicains.

Visionnez la discussion à bâtons rompus qui a eu lieu après la projection. 
La Cinémathèque de Mexico, c'est près d'un million deux cent mille spectateurs, dont plus de 50% ont entre 18 et 25 ans!  Notre cinéma québécois vient de toucher ce public avide de découvertes. Pendant que le président américain menace de bâtir un mur séparant le Mexique des États-Unis, nous avons plutôt construit des liens forts grâce à notre culture! Quand on regarde notre cinéma, on voit bien qu'il y a plus de ressemblances que de différences. Éléphant a misé sur ce qui nous unit, en incluant ce qui nous distingue.  
 
Nelson Caro, critique de cinéma pendant plus de 35 ans, est depuis maintenant 11 ans à la barre d'une des plus grandes cinémathèques au monde: celle de Mexico!  Il serait intéressant de l'inviter à venir au Québec discuter de l'importance du rôle d'une cinémathèque nationale. Ici, on semble parfois oublier de donner des cours de cinéma à nos étudiants. La survie de notre industrie passe par l'éveil de nos spectateurs. Nos universités profiteraient peut-être de cet échange avec ce sage philosophe amoureux du septième art. Éléphant en a déjà lancé l'idée!
 
L'Université de Mexico programme quant à elle une rétrospective des films sur les mouvements étudiants, précurseurs des changements sociaux auxquels nous assistons toujours. Le film de Denis Héroux Jusqu'au cou, restauré par Éléphant, jette justement un coup d'œil sur ces mouvements étudiants... 
 
Est-ce qu'on verra plus de films restaurés par Éléphant partout au Mexique? On l'espère!

Est-ce une coïncidence que 50 films aient été mis à la disposition du public hispanophone en 2018, cinquantième anniversaire de la révolution de Mai 68?  Si les révolutions sont des tentatives de faire aboutir les rêves, Éléphant vient de faire un grand pas en rendant nos films accessibles au monde hispanophone, pour ouvrir les frontières, ne serait-ce que celles du cœur et de l'esprit! 

Pour les découvrir, cliquez sur l'onglet iTunes en espanol que vous trouverez sur le site d'Éléphant.

Marie-José Raymond et Claude Fournier, les cofondateurs d'Éléphant, ont partagé leur mission avec 4 millions d'auditeurs lors d'une entrevue au populaire « Canal 22 » de la télévision nationale de Mexico.

Regarder l'entrevue 

C'est effectivement une initiative unique au monde que celle d'Éléphant, puisqu'elle est entièrement subventionnée par un mécène, et tous les profits retournent aux détenteurs des droits des œuvres.  
 
Comme le chantait Léo Ferré avec L'été 68 :
«Avec des hiboux ensoleillés 
Comme les enfants du mois de mai 
Qui reviendront cet automne 
Après l'été de mil sept cent quatre-vingt-neuf 

Ça ira, ça ira, ça ira, ça ira, ça ira, ça ira…»
Actuel


Voir grand

Venu nous donner un coup de main pour un tournage au Cinéma Impérial, Jérôme Sabourin me parle de sa nouvelle aventure!  Le directeur photo de talent a investi dans un projecteur 4K RGB 3D au laser de la compagnie Barco, un outil très puissant, à la fine pointe de la technologie, qui projette sur un écran de 15 pieds!

«On vient de bâtir quelque chose qui n'existait pas au Québec. Dans les derniers mois, j'ai fait le tour de l'Amérique du Nord pour dénicher le meilleur projecteur au monde», me confie Jérôme Sabourin.
 
Jérôme s'est fait un nom, mais la pomme n'est pas tombée loin de l'arbre... C'est de père en fils cet amour du cinéma?  «Mon père l'acteur Marcel Sabourin a participé à des films que j'ai maintenant le plaisir de pouvoir revoir! Que ce soit Le vieux pays où Rimbaud est mort ou La mort d'un bûcheron, c'est important de les voir dans la qualité d'aujourd'hui. Que ce soit des gens de cinéma qui s'occupent de les restaurer, ça fait une grande différence! La diffusion des films par Éléphant est très importante.» 
 
C'est avec beaucoup de joie que nous avons appris que le projet Au bout du rien pantoute est soutenu en développement par la Sodec. C'est un documentaire portrait-essai sur la vie ludique de l'acteur Marcel Sabourin réalisé par son fils Jérôme! Une belle aventure créative a démarré il y a quelques semaines. Sarah Lévesque et Angélique Richer sont à la scénarisation.  En attendant, retrouvez les mille visages de cet acteur inspirant dans plusieurs films sur Éléphant! 
À venir
Toutes les fleurs naissent d'une prison

 Dans le cadre d'Éléphant sur grand écran, qui propose depuis quelques mois un cycle sur les coproductions, la Cinémathèque québécoise présentera un film dont le sujet est, maintenant plus que jamais, brûlant d'actualité : Clandestins. Le premier film de Denis Chouinard et Nicolas Wadimoff met en scène non seulement les conditions inhumaines que sont prêts à affronter ceux qu'on appelle désormais «les migrants», mais aussi ces regards tournés vers l'horizon et remplis d'espoir. Où trouve-t-on l'espoir quand on doit se cacher dans le noir?  

Clandestins est un film bouleversant et profondément humain qui dépeint la dure réalité de six migrants clandestins enfermés dans un conteneur. Fuyant l'Europe en direction du Canada dans l'espoir d'une vie meilleure, ils luttent pour leur survie durant la longue traversée de l'océan.
 
Je ne suis pas objective pour vous parler de ce film. Un de ses réalisateurs, Denis Chouinard, a été un de mes premiers colocataires lorsque je suis revenue de l'école de théâtre en Angleterre. Les réalisateurs Louis Bélanger et Robert Morin venaient parfois discuter cinéma à cet appartement de la rue Saint-Laurent, où régnait une atmosphère effervescente. Denis était un être intense:  sa rigueur et sa culture générale m'impressionnaient. Son affection particulière pour les sujets à résonance sociale et sa détermination sont perceptibles dans ce premier film.  
 
Mêmes qualités au casting:  les intrépides réalisateurs ont fait le pari de retrouver le jeune gitan qui jouait dans le film Mondo de Tony Gatlif! Après tout un périple pour le retrouver, c'est ce jeune homme que vous aurez la chance de voir sous les traits du jeune Sandu dans le film! 
 
Sorti en salle en 1997, il a été présenté dans de nombreux festivals internationaux et a remporté plusieurs prix, dont le Bayard d'or du meilleur film au Festival international du film francophone de Namur (FIFF). Ne manquez pas la version restaurée par Éléphant : mémoire du cinéma québécois, disponible aussi sur illico et iTunes.
MOT DE LA FIN  

Tout l'océan dans une goutte!

C'est l'année passée qu'Éléphant présentait, au cinéma sur la plage, la version restaurée d'un des premiers films de Denis Villeneuve, Un 32 août sur terre, dans le cadre prestigieux de Cannes Classics!  Est-ce que cela aura contribué à sa sélection en tant que membre de l'illustre jury cette année? Il y aura donc quand même un peu de bleu québécois sur le choix de cette Palme d'or, même si aucun film ne représentera le Québec dans cette catégorie! 
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