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Septembre sans le 11
Historique
Par Elyzabeth Walling 

C'est en septembre

 Il y a maintenant cinq ans que le cinéaste québécois Michel Brault est décédé à l'âge de 85 ans, alors qu'il était à Toronto pour présenter un de ses films. Il compte parmi les cinéastes auxquels on attribue la paternité du  «cinéma-vérité» au Québec.  À ce jour, il est le seul cinéaste québécois à avoir obtenu le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes, avec son film Les ordres

Né à Montréal, le 25 juin 1928, Michel Brault fait ses débuts cinématographiques aux éclairages grâce à l'Office national du film. Dans toute son œuvre, on sentira l'importance qu'il accorde à la lumière.  C'est à cette époque qu'il développe une approche jusqu'à présent inédite et moderne: la caméra à l'épaule!  Sa vision a grandement contribué à l'épanouissement de notre cinéma. La démarche de Michel Brault était à ce point intéressante que son ami de toujours Claude Fournier, alors à l'ONF en tant que scénariste, aurait décidé de passer lui aussi derrière la caméra! Lors d'un entretien pour un article du Journal de Montréal paru le 21 septembre 2013, il révélera à la journaliste Marie-Claude Simard: «On se pratiquait à monter et à descendre les escaliers en minimisant les soubresauts de caméra. On voulait observer le monde tel qu'il est, faire du cinéma-vérité. On ne voulait plus organiser ce qui se passait devant la caméra.» Même lorsque Michel Brault est passé graduellement du documentaire à la fiction, dans les années 70, il a su garder ce regard «vrai» qui a caractérisé toute son œuvre. 

 

 C'est bien l'authenticité qui caractérise la série Le son des français d'Amérique. Il s'agit d'une série documentaire, réalisée par Michel Brault et André Gladu entre 1974 et 1980, inscrite désormais au Registre de la Mémoire du monde de l'UNESCO. Elle comprend 27 épisodes de 30 minutes chacun portant sur la musique traditionnelle des francophones d'Amérique. Dans l'épisode Réveille!, tourné en Louisiane en 1976, un jeune Zachary Richard raconte avec émotion l'anglicisation forcée de Cadiens (Cajuns) de la Louisiane, puis la volonté à partir de sa génération, de retrouver l'héritage français.
«Les Français avaient honte, ils étaient considérés bêtes s'ils parlaient pas anglais. (...) On a réalisé qu'on est en train de perdre notre culture et notre héritage, ça nous donne un choc un peu!» 

C'est la deuxième fois seulement qu'un titre québécois est inscrit au patrimoine de l'UNESCO. Le premier était Les voisins de Norman McLaren. C'est une reconnaissance du cinéma direct canadien! Le «père du cinéma-vérité» nous a quittés, mais il est toujours là! En ce moment, Éléphant travaille à la restauration de l'image et du son et à l'étalonnage du Son des français d'Amérique, numérisé par l'ONF à partir des négatifs conservés à la Cinémathèque québécoise, afin de rendre cette œuvre accessible à toutes les générations de cinéphiles! D'ailleurs, l'UNESCO exige dans l'inscription des œuvres dans la Mémoire du monde que ces dernières soient obligatoirement mises en diffusion; n'est-ce pas ce qu'Éléphant fait si bien?
Actuel
Ça peut pas être l'hiver on n'a même pas eu d'été

Ça peut pas être l'hiver on n'a même pas eu d'été est le premier long métrage de fiction réalisé par la scénariste et productrice Louise Carré, en 1980. Cette année-là, au Festival des Films du Monde, elle reçoit le Prix de la presse internationale du meilleur long métrage canadien. 

Le scénario nous raconte le parcours d'Adèle: le lendemain de la mort subite d'Albert, son mari depuis près de 40 ans, Adèle, mère de huit enfants et âgée de 57 ans, se retrouve seule, flouée et se sentant trahie. Face à ses rancunes, elle risque d'abord de sombrer dans la dépression, mais s'efforce finalement d'apprendre à contrôler son destin et à ouvrir la porte sur le monde qui l'entoure. Au long de cette course pour la survie, elle découvrira l'amitié, analysera son passé, légitimera sa vie tout en justifiant ses frustrations sans amertume.

Louise Carré se livrait à Michel Coulombe dans les pages du magazine Ciné-Bulles (vol. 5, n° 4, 1986, p. 4-9)... «Il y a une partie autobiographique dans ce film. Mais j'ai brouillé les pistes. Ce n'est pas nécessairement le personnage de Madeline, la mère, qui me ressemble, mais parfois davantage celui de Renée, sa fille. D'une certaine manière, Madeline est la femme que j'aurais aimé être.» Regardez l'entrevue de présentation du film.

Ne manquez pas ce film inspirant projeté dans le cadre d'Éléphant sur grand écran à la Cinémathèque québécoise le 20 septembre à 19h. 
À venir
Mémoire auditive

François Dompierre est un homme-orchestre! Auteur, compositeur, interprète et producteur, il a réalisé et produit de nombreux disques, de la musique classique aux chansons populaires pour Félix Leclerc, Monique Leyrac et Pauline Julien. Il signe aussi de nombreux jingles pour la publicité, dont la populaire campagne  «On est 6 millions, faut se parler»  réalisée pour Labatt 50 en 1975, et gagnante d'un Coq d'or au concours du Publicité Club de Montréal. Mais surtout, il a composé de nombreuses trames sonores! En 2016, on lui remet le Prix Hommage au Gala du cinéma québécois pour l'ensemble de sa carrière. Il aura mérité entre autres : en 1985 : le prix Génie de la meilleure musique pour Mario de Jean Beaudin en 1985; le prix Génie de la meilleure musique pour Le matou de Jean Beaudin en 1986; le prix Gémeaux de la meilleure musique pour la série Cher Olivier d'André Melançon en 1997, et le prix Génie pour la meilleure chanson d'un long métrage en 1998 (L'homme idéal de Georges Mihalka).

L'exposition de 2018 au Musée des communications et d'histoire de Sutton est consacrée à la musique de François Dompierre, qui a résidé à Sutton une huitaine d'années. Cette année marquera aussi son 75e anniversaire de naissance et plus de 50 ans de carrière! 

Grâce à cette expo, vous pourrez découvrir et surtout constater l'étendue de son talent avec plein d'extraits de ses pièces musicales, dont les trames sonores des films Délivrez-nous du mal, IXE-13, O.K. … Laliberté, YUL 871, La gammick, Bonheur d'occasion, Mario, Le matou, Jésus de Montréal, Le sang des autres, Le déclin de l'empire américain, Les portes tournantes et plusieurs autres. Vous y retrouverez aussi les bandes annonces de ces films restaurés par Éléphant. L'exposition François Dompierre, 50 ans de musique, au Musée des communications et d'histoire de Sutton se tient jusqu'au 8 octobre. 

Enfin, ne manquez pas Dompierre en cinémascope, un concert qui rendra hommage à la musique de François Dompierre. L'Orchestre de chambre McGill et le pianiste Serhiy Salov y interpréteront ses œuvres, en présence du compositeur qui se permettra sûrement aussi quelques incartades à la salle Bourgie, le 22 septembre à 19h30. 
MOT DE LA FIN  
Mon cher André c'est à ton tour...

C'était récemment l'anniversaire du metteur en scène André Brassard. Marie-José Raymond et Claude Fournier ont réalisé un film intime et touchant sur le mythique metteur en scène. On vous annonce en primeur que Notre été avec André sera présenté en grande première au FNC... Pour tous les détails, ne manquez pas notre prochaine infolettre du mois d'octobre: spécial Festival du nouveau cinéma! 
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