Dans un pays dur et aride, l’Abitibi, au cœur d’un paysage de désolation, se trame un destin tragique où la violence jaillit du quotidien. C’est là l’univers des Galarneau, êtres démunis qui vivent en marge de la société, loin de l’ordre établi, dans une sorte de monde parallèle. Un film de "bum" et de dépotoir abitibien, d'underground et de marginalité, d'amour et de liberté. Le film est porté par le rock sale d’Offenbach, et cette trame sonore est devenue le troisième album du groupe.
Un film imparfait et provocateur qui ne pouvait voir le jour qu'à l'ACPAV par la caméra insolente d'un cinéaste "rocker" unique dans notre cinéma. «Bulldozer est un film important. Il est sûrement celui qui s'approche le plus du film, du grand film québécois à faire. Ce film qui exprimera le plus fidèlement l'âme québécoise, l'âme de ce peuple de rien, de peu, ce peuple soumis, colonisé.» (Robert Lévesque, 1974)