3 Les ordres Arrestation Jean Lapointe 1440
Les ordres

Les ordres

Michel Brault
1974, 107 minutes

Synopsis

En octobre 1970, le gouvernement canadien, appréhendant une insurrection dans la province de Québec, applique la loi des mesures de guerre. En vertu de cette ordonnance, quatre cent cinquante citoyens sont arrêtés et mis en prison sans qu'aucun acte d'accusation soit porté contre eux de façon précise. Les ordres est basé sur le témoignage d'une cinquantaine de personnes emprisonnées. À mi-chemin de la fiction et du documentaire, le film évoque le sort de cinq personnes victimes d'un tel traitement: un ouvrier et sa femme, un médecin, une assistante sociale et un chômeur. Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1975.

Octobre 1970. Suite aux enlèvements de Cross et de Laporte, en réaction à la sympathie pour les «terroristes» à la suite de la lecture télévisée et la publication dans tous les journaux de leur manifeste, quatre cent cinquante personnes sont arrêtées, la plupart en pleine nuit, et demeurent un temps variable en prison avant d'être relâchées sans qu'aucune accusation ne soit portée contre elles. Du témoignage de quelques-unes de ces personnes, celles qui n'ont pas fait les manchettes parce qu'elles n'étaient pas connues comme Michel Chartrand ou Pauline Julien, Michel Brault a tiré l'anecdote (ou les anecdotes) de Les Ordres, film rendant compte davantage d'une situation toujours actuelle que du sort (malheureux) de ces victimes de la Loi des mesures de guerre.

«Mon film n'est pas un film qui porte sur les événements d'octobre 1970, mais un film sur l'humiliation. Il dépasse les événements et touche l'homme. Rien de ce qui est raconté dans le film n'est le fruit de l'imagination. Tout est basé sur les récits des gens qui ont été incarcérés pendant la crise d'octobre 70. Je devais faire un film pour l'ONF, qui l'a refusé. J'y avais mis cinquante heures de travail. J'ai interviewé quarante personnes qui ont été emprisonnées et le sujet était trop brûlant pour le garder dans mes filières. Un peuple adulte est un peuple renseigné. Mon film a une note universelle en ce sens que cette crise politique peut arriver à n'importe quel peuple. Et si elle se reproduit ici, les gens sont en droit de savoir ce qui s'est passé exactement, comment il devra réagir à partir de ce qu'il sait.» (Michel Brault dans Photo- journal : tout par l'image, 23 décembre 1973, page 7. Collection Charles-Henri Ramond)

Vidéos

Bande annonce

Bande annonce

Entrevue

Entrevue

Entrevue

Réalisation

Assistant réalisation

Scénario

Montage images

Producteur

Gui Caron ((associé))

Bernard Lalonde

Interprétation


Claudette Dusseault

l'épicier

Richard Lavoie

Clermont Boudreau

Marie Boudreau

Jean-Marie Beauchemin

 


Musique

Costumes

Prise de son

Scripte

Décors

Maquillage

Régie

Chef électricien

Direction de production

Photographe de plateau

Société de distribution

Données de production

Couleurs / Noir et blanc :

Couleur

Pays:

Canada

Langues:

Français

Durée originale:

107 minutes et 27 secondes

Type de métrage :

Long métrage

Coût :

285 000 (Source Cinémathèque)

Tournage :

31 octobre au 30 novembre 1973

Prison commune de Sorel (relevant du gouvernement Bourassa) 80%

Institut Pinel de Montréal

Données de diffusion

Premières:

Cannes, 28e Festival de Cannes, 13/05/1975

Montréal, Cinéma Place Ville-Marie, 26/09/1974

Prix:

Canadian Film Awards (ancêtre des Génie), Meilleur film canadien, (1975) (Gagné)

Prix de la critique québécoise (devenu AQCC-SODEC), Meilleur long métrage québécois, (1974) (Gagné)

28e Festival de Cannes, Prix de la mise en scène, (1975) (Gagné)

Assistance au Québec:

175 000 personnes en 6 semaines

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